Aller au contenu principal

Mont Saint-Martin 84, 4000 Liège, Belgique

République du BéninConsulat honoraire du Bénin à Liège

Demandes en ligne

Vous pouvez désormais constituer votre dossier consulaire depuis votre espace personnel et suivre son instruction.

Créer mon compte

Coton béninois : premier producteur d'Afrique, moteur de l'économie

Le coton béninois en chiffres : production 2025-2026, prix payés aux producteurs, transformation locale à la GDIZ et opportunités pour les investisseurs.

Économie et sociétéPublié le 02 septembre 20265 min de lecture
Coton béninois : premier producteur d'Afrique, moteur de l'économie

Le coton béninois occupe une place à part dans l'économie du pays. Lors de la campagne 2025-2026, le Bénin a en effet retrouvé le rang de premier producteur de coton d'Afrique, devant le Mali. Cette culture fait vivre de nombreuses familles rurales, surtout dans le nord. Elle alimente aussi l'industrie textile naissante et les exportations. Voici les chiffres clés, l'organisation de la filière et les perspectives pour les investisseurs.

Le coton béninois en chiffres

Lors de la campagne 2025-2026, le Bénin a récolté 533 590 tonnes de coton graine. Ce volume recule de 16,3 % sur un an. Pourtant, il suffit à placer le pays en tête de la zone franc, car le Mali a reculé bien plus fortement.

PaysProduction 2025-2026 (tonnes de coton graine)Évolution sur un an
Bénin533 590-16,3 %
Mali397 540-39,5 %
Burkina Faso313 042+7 %
Côte d'Ivoire310 407-0,4 %
Cameroun250 722-11,9 %

Source : Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), chiffres relayés par la presse en août 2026.

Le pays avait déjà dépassé 700 000 tonnes au début des années 2020. Le défi consiste donc à retrouver ce niveau. Les rendements dépendent en effet de la pluie et de la pression des ravageurs. En 2022, par exemple, une invasion de jassides, de petits insectes piqueurs, avait fait chuter les récoltes dans toute l'Afrique de l'Ouest.

Où et comment pousse le coton au Bénin

Un bassin de production au nord

Le cœur de la production se trouve dans les départements de l'Alibori et du Borgou. La commune de Banikoara, dans l'Alibori, compte ainsi parmi les grandes zones cotonnières du pays. On cultive aussi le coton dans l'Atacora, la Donga, les Collines et le Zou. Le calendrier suit la saison des pluies : les semis ont lieu vers juin et juillet, puis la récolte s'étale d'octobre à janvier environ.

Des exploitations familiales

La plupart des producteurs de coton béninois travaillent sur de petites parcelles familiales. Ils reçoivent à crédit les semences, les engrais et les insecticides en début de saison. Ensuite, la filière déduit la valeur de ces intrants du paiement de la récolte. Ce système facilite l'accès aux intrants, même pour les exploitants modestes.

Après la récolte, les usines d'égrenage séparent la fibre des graines. La fibre représente environ 40 % du poids du coton graine. Quant aux graines, elles servent à produire de l'huile alimentaire et des tourteaux pour le bétail.

Une filière organisée et des prix fixés à l'avance

L'Association interprofessionnelle du coton (AIC) réunit les producteurs, les égreneurs et les distributeurs d'intrants. Elle coordonne l'approvisionnement, la collecte et la commercialisation. De son côté, le gouvernement fixe chaque année le prix d'achat du coton graine avant les semis. Ainsi, le producteur connaît son revenu par kilo avant de planter.

Pour la campagne 2026-2027, le Conseil des ministres du 13 mai 2026 a retenu les prix suivants :

  • Coton conventionnel : 300 FCFA le kilo en premier choix et 250 FCFA en second choix ;
  • Coton biologique : 360 FCFA le kilo en premier choix et 310 FCFA en second choix.

Concrètement, 300 FCFA valent environ 0,46 euro au taux fixe de 655,957 FCFA pour un euro. Le prix plus élevé du coton biologique encourage d'ailleurs une filière bio encore modeste.

Transformer le coton béninois sur place

Pendant longtemps, le Bénin a exporté presque toute sa fibre brute, surtout vers l'Asie. Or la valeur ajoutée se crée lors de la filature, du tissage et de la confection. C'est pourquoi l'État mise sur la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), à une quarantaine de kilomètres au nord de Cotonou.

Sur ce site, des unités intégrées transforment déjà une partie de la fibre en fils, tissus et vêtements. Par exemple, l'entreprise Benin Textile Corporation annonce une capacité de 24 millions de pièces par an. Toutefois, la part transformée localement reste minoritaire, autour d'un dixième de la production selon la presse économique. L'objectif est donc d'augmenter ce ratio pour créer des emplois industriels.

Une partie du coton béninois porte en outre le label Cotton made in Africa (CMIA). Ce label rassure les marques européennes attentives à la traçabilité et aux conditions de production.

Un moteur de l'économie et des opportunités d'affaires

Avec l'anacarde, le coton figure parmi les premiers produits d'exportation du Bénin. Il pèse aussi sur l'activité du port de Cotonou, par où partent les balles de fibre. Enfin, il soutient les revenus de tout le monde rural du nord.

Pour les entreprises belges, plusieurs créneaux existent autour du coton béninois : machines agricoles, égrenage, textile, logistique ou certification. Notre article sur les secteurs porteurs au Bénin détaille ces pistes. Consultez aussi la page Investir au Bénin et les chiffres de l'économie béninoise en 2026.

Questions fréquentes

Le Bénin est-il vraiment le premier producteur de coton d'Afrique ?

Oui, pour la campagne 2025-2026, avec 533 590 tonnes de coton graine. Cependant, le classement varie d'une année à l'autre : le Mali était passé devant lors de la campagne précédente.

Quelle différence entre coton graine et coton fibre ?

Le coton graine sort directement du champ. Après l'égrenage, on obtient la fibre, environ 40 % du poids, ainsi que les graines.

Combien gagne un producteur de coton béninois ?

Pour 2026-2027, le prix garanti atteint 300 FCFA par kilo de coton conventionnel de premier choix et 360 FCFA pour le bio. Le revenu final dépend ensuite du rendement et du coût des intrants.

Peut-on visiter une zone cotonnière ?

Oui, en particulier entre novembre et janvier, pendant la récolte dans le nord. Avant le départ, demandez votre visa électronique sur la plateforme officielle.

Le coton béninois reste donc un pilier de l'économie et un atout pour les partenariats avec la Belgique. Si vous préparez un projet dans la filière, Consulat honoraire du Bénin à Liège peut vous orienter et assurer la légalisation de vos documents. Pour toute question, contactez le poste consulaire.

Sources

Mots-clés de l'article

À lire aussi

Économie et sociétéPublié le 05 septembre 2026

Le numérique au Bénin : startups, e-services et administration

Le numérique au Bénin en un guide : cadre légal, e-services publics, démarches en ligne pour la diaspora, Sèmè City et startups fintech à connaître.

Économie et sociétéPublié le 01 septembre 2026

Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) : ce qu'il faut savoir

Localisation, filières, avantages fiscaux, emplois et démarches : l'essentiel sur la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), vitrine de l'industrie béninoise.

Politique et institutionsPublié le 25 septembre 2026

Développement à la base : le Bénin découpé en six pôles territoriaux

Le 23 septembre 2026, le président Romuald Wadagni a présenté aux préfets et aux maires des 77 communes la réforme des pôles de développement territorial, axe majeur du septennat.